Déambuler dans Lyon lorsque le jour vacille, c'est assister à une réorganisation silencieuse de l'espace. Cette série photographique explore la frontière ténue entre la clarté diurne et l’obscurité totale, ce moment précis où la pénombre efface les détails superflus pour ne laisser subsister que la structure. À travers un parcours topographique et temporel, les architectures séculaires et les lignes prospectives de la modernité se répondent dans un même clair-obscur. La nuit n'y est pas envisagée comme une absence de lumière, mais comme un révélateur graphique qui unifie les époques, suspend le mouvement des hommes et transforme les fleuves en miroirs d'encre.