« Voyager en Égypte, c’est se heurter à la permanence des formes. De la densité saturée du Caire contemporain aux pierres muettes de Soknopaiou Nesos, le paysage n'est pas une étendue vide, mais une superposition de strates. Cette série refuse la nostalgie des ruines pour se concentrer sur la tension formelle du territoire. À travers une approche rigoureusement géométrique, l’objectif cherche le point de bascule où l’architecture humaine — qu’elle soit millénaire ou moderne — dialogue avec l'érosion minérale. Le dromos antique répond aux fractures de la rue urbaine ; la masse d’une pyramide isole le silence. En excluant l'anecdote pour ne garder que la couleur brute, la ligne et l'échelle, ces quinze images composent une cartographie mentale où le temps ne s'écoule pas, mais se sédimente. »